1965 - 1966

1965 periode egyptienne

Entre 1965 et 1966, à part les grés flammés de Fouquet (Têtes et Cacatoès sur rocher) certaines pièces seront destinées au bronze mais auraient pu l'être en grés, comme la tête de Cacatoès, ... 

... fondue chez Biscéglia, qui ressemble à un bouchon de radiateur mais l'objet est traité précieusement avec des yeux de couleur sertis d'or.

Cet homme en quête de perfection qui commandait des socles aux mesures précises se met à chiner en compagnie d'Etienne Audfray chez les brocanteurs des Puces.
Il achète des socles de pendules en marbre qui lui serviront à composer des socles pour ses sculptures en les superposant à des largeurs différentes comme il l'avait fait auparavant.

Il s'oriente vers les détails précieux, ces raffinements le distraient et lui rappellent ses premiers choix. Cependant, il revient au travail en modelant un agrandissement de l'Oie (n° 57) grandeur nature, autrefois éditée en l'état d'esquisse en 1929 et après. Très simplifiée, dessinée dons son volume par une ligne ininterrompue, les ailes indiquées par une faible saillie adoucie.

Il reprend plus savamment les Canards de 1929/30. Il a assimilé les leçons de son Maître Pompon et adopte une terrasse bombée, tandis que la queue dépasse pour laisser le dessin du volume en entier. Il accentue le caractère hautain de la bête qui se dandine fièrement, tête levée.
Ici, Petersen a réussi la synthèse du mouvement indiqué par la ligne du cou et l'inclinaison de la tête, le corps est statique et le claudiquement indiqué par la différence de niveau de la terrasse bombée sous les pattes s'abaissant à la queue.

On voit ce que Petersen a retenu de Pompon, le fruit de ses réflexions et de ses analyses dans cet oiseau blanc dont le plâtre n'est pas resté à l'atelier en 1969.

Et c'est en 1966 que Petersen s'oriente de plus en plus vers l’hiératisme des modèles égyptiens et leur signification solaire. Il photographiera son Taureau et son Faucon Horus dans un halo, disque solaire (n° 42). En même temps que le Vautour, puissant, lourd à la tête décorative qui rappelle celle du Marabout.
Synthèse des volumes saillants mais traités de manière bien différente que le Corbeau aux ailes déployées avant 1928, le Marabout couronne les recherches du sculpteur orfèvre qui mélange les matières, ajoute la couleur-le corps sera en bois peint en blanc à la manière des patines chinoises - pattes et tête en bronze- l'inspiration lui est venu d'un modèle égyptien d'Ibis, conservé en Allemagne, dont il a gardé la reproduction.

D'ailleurs on ne saurait assez préciser combien Petersen a puisé son inspiration dans les revues et les photographies qu'il pouvait consulter pour définir les attitudes qu'il recherchait. Il connaît l'histoire de l'espèce à travers le modèle qu'il étudie, son environnement et son caractère tels que Buffon les décrit par exemple, son anatomie, c'est pourquoi le travail en atelier est plus important que tout car il est la somme des réflexions et du souci de vérité, sans faire de concession avec ses principes de sculpteur.

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