1951-1953

1951 reprise activité

Entre 1951/52, Petersen s'installe à Nogent, son atelier le suit. Cette grande coupure provoque le départ d'une nouvelle période où le sculpteur pendant 17 ans va parfaire l'œuvre et créer des modèles en voulant les représenter à leur taille réelle ... 

dans la nature, le parc de Nogent lui offrira cette possibilité, préoccupation de ces dernières années.

L'influence de Pompon, voulue, recherchée en travaillant des modèles semblables resurgira à sa manière, mais dans l'ensemble, Petersen poursuivra un but fait à la fois de spontanéité et de hiératisme en choisissant les modèles qui répondent à son égyptianisme envahissant, en repensant à son premier choix, avec de nouvelles figures, et son goût pour la beauté, le côté précieux de l'œuvre ciselée, en y ajoutant peu à peu la couleur.
Ces recherches seront toujours mesurées et contrôlées par un métier très sûr et une technique lui permettant de les réaliser.

Installé à Nogent, Petersen se remet au travail. Il se rapproche d'artistes connus auparavant comme le sculpteur Marcel Gimond, dont il fera le portrait en buste, de peintres tels que Van Hasseit, qui le fera poser dans son atelier, de Marie Vassilief, elle aussi, dans un genre bien différent, plein d'humour.
Le Chevreuil sera exposé au Salon d'Automne 1952.

La Grue Cendrée 1930 (n°46) agrandie à la taille moyenne a bénéficié des dernières réflexions du sculpteur qui accentue le mouvement par l'écart des pattes et la torsion du cou. Ce plâtre de travail porte des yeux de perles de couleur supprimés sur les modèles à la fonte, mais retrouvés dans les dernières éditions précieuses de la Grue Couronnée (n° 47). Appelée "Demoiselle de Numidie, elle en porte toutes les caractéristiques bien décrites dans Bufffon-Crète chevelure mouvement dansant allant jusqu'à la révérence.
L'anxiété et la crainte des débuts ont fait place à la manifestation de la vie, simplement, pour replacer l'oiseau dans son environnement. Il semble que ce soit devenu sa préoccupation majeure.

La proximité du jardin, l'étendue de l'espace arboré, sauvage, boisé la variété de la végétation va suggérer à Petersen photographe la possibilité de se rapprocher encore plus de la vérité en fixant sur l'objectif ses modèles dehors, dans les herbes noyant les terrasses.
Illusion certes mais réussite. D'ailleurs, tout l'atelier sera photographié dehors. Il est donc difficile de savoir si certains modèles n'ont pas été retravaillés. Ces photos conservées nous seront très précieuses pour la reconstitution de son œuvre avant et après la fonte la nature environnante le porte à l'étude d'animaux des bois et de la chasse avec le Sanglier (n° 82) prêt à foncer, dont le traitement de surface respecte le grain du cuir et l'opposition du corps lisse et de la crinière, tandis que la Perdrix (n° 68) parfaitement lisse et synthétique s'inscrit dans son volume dessiné par la ligne de son contour.

On est loin de l'instantanéité des premiers modèles. Les pattes, énormes, esquissent un pas retenu; les deux profils très visibles se lisent sans interruption en se terminant par l'attache de l'aile au cou, indiquée par des incisions. Cette méthode inspirée des principes de Pompon fait ressortir chaque profil mouvant dans la lumière mais alourdit la composition, un large méplat sépare les deux lignes comme on le verra chez Pompon et ses disciples, comme Artus.
La Perdrix est représentée à la taille naturelle; un bronze a été photographié dans l'atelier.

Quelques autres éditions en 1953, celle de l'Eléphant, repris (n° 40) redressé, mais tout aussi attendrissant. Le Perroquet (n°69) sur base cubique étagée. Pour la même commande, pour ces deux bronzes, Petersen dessine les modèles cotés en hauteur et mentionne "l'original, conforme au dessin, appartient à Madame Hoffmann, le 20 août 1953.

Armand Petersen" Les deux modèles avaient déjà été édites en bronze et en Sèvres. Les amis du Jardin des Plantes et des Animaliers ont vieilli, eux aussi se sont retirés mais correspondent. Artus, installé à Etretat envoie ses vœux le premier janvier 1953 au dos d'une carte représentant son chat, très égyptien. Il a pu inspirer la tête du Chat réalisée en grés flammé par Fouquet (n° 22).

Les expositions des Animaliers continuaient au Cercle Volney où Sandoz se réservait une salle personnelle pour des expositions et des rétrospectives de son œuvre (1952). Président de la Fondation Taylor en 1952, Président du cercle Volney en 1954, entouré de respect, comble d'honneur, il créait toujours et participait aux expositions du groupe, qu'il finançait.

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