1939 - 1945

1939 années de guerre

A la suite de la déclaration de la guerre en 1939, la mobilisation dissout le groupe des animaliers et Sandoz met à la disposition de la Ville de Paris la galerie Malsherbes pour que la Société de l'Entraide et Fraternité des Artistes y organise des ... 

... expositions au profit de ses membres et de leur famille.

Petersen a 48 ans, double nationalité, mais n'est pas mobilisé. Il reste en France.
En 1940, le bail de la rue Ordener n'ayant pas été reconduit, les Petersen enménagent 68, rue Lemercier (XVIIIeme) dans une petite maison atelier. C'est une double rupture dans la vie du sculpteur et un tournant dans son oeuvre.

Sandoz resté en France emploie son énergie pour réunir les Animaliers au Palais de Tokyo, musée d'Art Moderne après l'exposition de 1937. Les Artistes Français et la Société des Beaux-Arts se rejoignent malgré l'absence de beaucoup d'artistes disparus prisonniers ou encore séparés par la zone dite "libre". Mais Sandoz s'était réservé une salle dont il avait financé les aménagements avec l'aide de certains membres du groupe des Animaliers comme Trémont dans l'esprit des expositions de la galerie Malherbes.

Quoique mise à la disposition de la ville de Paris et des Beaux-Arts, la galerie fut confisquée comme "bien juif" (banque Meyer) mais le 15/11/1941 Petersen est avisé par Sandoz..." l'occasion nous est offerte de pouvoir faire l'exposition des camarades animaliers chez Susse, qui mettrait son local de vente à notre disposition, cela pour le mois décembre".

Sur la lettre, Petersen dessine le socle rond de la Grue Couronnée (n°2) très proche de celle de Pompon, retravaillée.
Au Salon d'Automne, le Rhinocéros, grand modèle en grés de Sèvres. Les Camarades Animaliers exposent donc en décembre à la galerie Susse, boulevard de la Madeleine. 36 exposants dont tous les membres des XII sauf Lémar, Saint-Marceaux et Anne-Marie Profillet disparue prématurément en 1940 dont la rétrospective de l'œuvre ne sera qu'en 1946 à la Société de la nationale de Beaux-Arts.

Le réducteur A. Bertault et son agrandisseur, par une lettre du 10/09 prévient que son successeur, Coquelin transfère ses ateliers à Châtillon sous Bagneux "...dans l'espoir que vous voudrez bien me continuer votre confiance...".

En 1942 les fonderies ne sont plus pour les artistes qu'un souvenir, plus d'exposition d'animaliers, l'année touche sévèrement tout le monde, les restrictions se font sentir, les animaux du Jardin des Plantes sont abattus quand on ne peut plus les nourrir. En août, Petersen achète le standard du Bouledogue français qui décrit exactement le type pur de l'animal de race. Ce projet vient à la suite d'un portrait de commande du «chien de Dady» appartenant à Monsieur et Madame Lecomte dont le sculpteur a la photographie.

En 1943, arrêté par les allemands, conduit à Fresnes pour être déporté, Petersen est libéré de justesse par l'intervention de sa "fille", Christiane Cayla- son beau-père étant médecin laryngologiste à l'Opéra auprès de la femme d'un chanteur de l'Opéra, un autrichienne qui s'occupait du ravitaillement des troupes allemandes. C'était un artiste autrichien un peintre, un voisin de la rue Ordener qui l'avait dénoncé par jalousie.
Après la libération: Madame Cayla retrouvera cette même personne dans la même suite au Bristol, cette fois en colonel américain ! Sans doute s'était-il rendu quelques fois au Jardin des Plantes puisqu'il avait conservé une carte de son ami Trémont le montrant nourrissant un cheval à queue courte en octobre.

A la fin de l'année en décembre du 3/12/1943 au 3/01/1944, les Artistes Animaliers se retrouvent pour leur exposition annuelle à galerie Allard, rue des Capucines avec 49 exposants dont de nouveaux comme Jean de la Fontinelle qui grave deux Chouettes sur le carton d'invitation, Jean Joachim ancien praticien de Pompe qui enseignera à l'Ecole des Métiers d'Art, profondément influencé par celui qu'il avait appris à connaître par ses propres œuvres.
L'absence de catalogues rend difficile la volonté de préciser les pièces exposées mais on peut penser au Bouledogue et à l'Anon du Poitou (n°2) resté en plâtre, étudié au Jardin des Plantes.
De cette même année, Artus et Petersen échangent des photos sculptant un Bouledogue, tous deux en blouse blanche, mais des modèles différents. Petersen a conservé des amis comme Auguste Trémont, Georges Hilbert, Charles Artus et Maurice Prost car ils aiment travailler ensemble, sinon, gardent un esprit de groupe sans concurrence Gaston Suisse, peintre, laquiste, faisait partie de l'équipe, le prêtait un local boulevard Saint-Marcel car le Jardin des Plantes avait fermé celui mis à leur disposition auparavant pour ranger le matériel.

En 1944, la Libération de Paris en Juin chasse les Petersen et le famille qui se réfugient chez Madame Cayla à Milly-la-Forêt, partent dans un autobus transportant de la farine et se font joyeusement interpeller par Sandoz lui-même dans une supere voiture.
A leur retour, ils habitent toujours rue Lemercier. Au salon d'Automne, le Bouledogue est exposé.

1945. Toute une série de Pigeons photographiés aux Tuileries restés en plâtre et très à la manière de Pompon, précisée, soignée sèment polis et même un Pigeon Boulant sont de cette période. On serait tenté de voir des copies alors qu'ils résultent de modèles différents, étudiés sincèrement mais se pliant à une discipline effaçant toute personnalité.

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