1933

1933 editions ceramiques

En 1933, Petersen va pouvoir se consacrer de nouveau à l'étude de modèles pour le bronze avec l'Ecureuil (disparu), le Fox-Terrier (non localisé) chien très à la mode, le Lion et la Lionne, pièces excellentes et personnelles quoique ... 

... pétries des principes de Pompon. Les expositions vont se succéder sans interruption, mais grâce aux éditions de Sèvres et de Copenhague il y aura suffisamment de pièces et si le bronze ne figure pas en première place, le plâtre bien présenté, l'anticipe.

Pour faire face à la récession économique, l'art décoratif se veut inventif et cherche à diffuser en province, marché inexploité puisque les grandes manifestations avaient toujours lieu à Paris à part quelques efforts de décentralisation à Lyon, le Salon du Sud Est à Saint-Etienne. D'où l'idée des Décorateurs de proposer à la province ce qu'ils vendaient dans les salons et les galeries par des trains expositions s'arrêtant dans les grandes villes afin qu'il n'y ai plus de retard dans la diffusion de la production des œuvres d'art et du mobilier.

Les expositions de Sèvres seront itinérantes, car la Manufacture participe aux Foires notamment celle d'Utrecht, avec l'appui de l'Association Française d'Expansion et d'Echanges Artistiques. A la Haye, à Bruxelles, Sèvres expose les éditions de ses artistes modernes et montre ses recherches dans le domaine de la céramique avec le grès de grand feu, dit grès tendre, matière nouvellement mise au point et appréciée pour ses tonalités, chaudes et diverses.

Au début de l'année du 1 au 31 mars 1933, a lieu la IIème exposition du "Groupe des Douze Animaliers Français" galerie Ruhimann où Petersen, suisse, est invité avec son ami Auguste Trémont, luxembourgeois. Mais il s'en démarque par son originalité avec son Anon et son Ecureuil qu'on ne pourrait pas confondre avec celui d'Artus car "sa personnalité est plus nerveuse et plus marquée".

L'âme du groupe, Pompon meurt le 6 mai. Tardivement constitué pour cinq ans, le groupe va rapidement se dissoudre. Les animaliers grâce à Sandoz qui a racheté la galerie Brandt avec la banque Meyer continueront à se réunir annuellement jusqu'en 1939. Edgar Brandt supprima la galerie qui avait tant servi à la cause des animaliers liés à l'art déco.
Il consacra ses usines à l'architecture et à l'armement.

Les artistes se serrent les coudes. Les Suisses de la Société des Artistes Suisses à Paris exposent chez Bernheim Jeune du 18 mars au 7avril 1933. Pour Petersen trois modèles en bronze: Panthère, Canard, Anon représentatifs sans nouveauté. Les journaux qui disposent de galeries comme le "Journal" apportent leur contribution à l'art décoratif pour subvenir aux besoins des artistes.

La galerie d'art du "Journal" du 1 mai au 31 reprend le style de Brandt en exposant des céramiques, étains, luminaires, des meubles, peintres et sculpteurs venant du Groupe des Douze et de ses amis.
L’Inspecteur des Beaux-Arts vient encourager et complimenter, Jouve (président du Groupe) Artus, (secrétaire) Margat (trésorier) Chopard, Petersen et Trémont etc... En effet, il y a un réel désir de soutien et de promotion à l'aide des arts décoratifs et appliqués.

Jean Cassou, dans Art et Décoration se fait le porte parole de l'effort de Sèvres qui veut faire participer les pouvoirs publics au renouvellement de l'art décoratif "par quoi notre époque tente à travers combien de difficultés et de compromis de se constituer un style. Il insiste "A Sèvres, les artistes sont modernes mais ils bénéficient d'un antique savoir et d'une technique éprouvée.

"Le célèbre" animalier Petersen sera très regardé dans les expositions de Sèvres. La Galerie du Cygne en juin et juillet ouvrira la série qui se poursuivra à la Haye, puis à Bruxelles où Petersen n'est pas un inconnu, tandis qu'à Paris, la Maison de France prendra le relais de façon permanente.

La Mutuelle des Arts d'Arcadie groupe trente peintres et sculpteurs du 1 au 23 avril 1933. On y remarque Adrienne Jouclard (des Douze) peintre, Pierre Blanc, Jean Martel, Armand Petersen. En avril, Christofle organise une exposition d'Art Danois au Pavillon de Hanovre, avec les pièces éditées par la Manufacture de Copenhague Bing et Grondàhl, en grés, porcelaine mate craquelée blanche et céladon, porcelaine décorée et émaillée. Petersen expose une partie des modèles édités "première série d'une série" avec des sculptures de Gauguin

L'événement de l'année est le jumelage du salon de la Société Nationale avec celui des Beaux-Arts où se retrouvent animaliers et décorateurs: Merle (pi n°56), Anon ( pl.2ème état n°l) avec d'autres modèles en vitrine, y sont exposés. Une section réservée à l'art des jardins due à l'initiative de la Nationale accueillait .... "de nombreux animaliers et un peuple nombreux de fauves, pachydermes, volatiles, échassiers... regroupés dans la rotonde d'Antin...les animaliers se nomment ici Louis de Monnard, Jacques Froment-Meurice, Jouve, Petersen, Vallete, Lémar, Jeanne Piffard..."
Petersen, toujours cité dans le peloton des animaliers.

La véritable réunion est l'exposition annuelle à la galerie d'Art Malesherbes (ex, Brandt) du 17/1 au 17/12 1933 inaugurée par le ministre Anatole de Monzie guidé par Sandoz, le mécène et désormais le rassembleur des artistes animaliers de tendance traditionnelle et réaliste sans discrimination, suisses et autres.
Ce salon exposition ne sera plus concurrencé et reprendra l'esprit de l'art animalier au service de l'art décoratif en se mélangeant aux créations des décorateurs attachés à la galerie Brandt. Le Scoth-Terrier de Sandoz voisinait avec le Fox à poil dur de Petersen, tous deux rivalisant de vérité. Le Fox (n° 28) "synthèse amusante" (Guy Monnereau-Echo de Paris) chien "moderne", en tout cas à la mode et Le Lion (n° 52) retiennent l'attention, sans aucune rivalité.
Au sein des Animaliers régnait un esprit de camaraderie où chacun pouvait garder sa personnalité, Pompon leur ayant inculqué ce principe avec le conseil de ne pas le copier.

Petersen survit dans cette période de crise grâce en grande partie à ses éditions en céramique et à l'activité de sa femme journaliste. Mais il fond peu et bien des modèles restent en plâtre. Le Lion n'a pas été fondu. A Sèvres, avec neuf modèles quatre en 1929 avec contrat de cinq ans et cinq en 1932, mais on observe une absence d'éditions, une raréfaction en 1933.

A Copenhague, Bing et Grondàhl, 13 modèles, tous édités en 1933, exposés et promus à une suite qui ne s'est pas vérifiée chez Georges Rouard, sans grandes précisions.

Un Bouc de Syrie, présenté aux Animaliers 1930 en bronze se retrouve en faïence Robj, sans signature. Et au cours des années de difficultés financières, Petersen s'est adressé à des fabriques en faisant des concessions, mais ces pièces portent un numéro de modèle et d'édition.
Les éditions en céramique seront un recours pour beaucoup d'animaliers parmi ceux du groupe : Pierre Blanc (Sèvres) Maurice Prost, Renée Vautier, Willy Wuillemer, Anne-Marie Profillet et Sandoz qui aurait pu en vivre.

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