1931

1931 groupe des 12

La plupart de ces artistes exposaient au salon annuel de la Société des Artistes Animaliers, en tant que membres ou en invités.
II avait précisément pour but de réunir des animaliers de toutes tendances, Petersen, suisse ne ...

... pouvait pas participer et n'y exposa jamais.

Cette vénérable Société fondée en 1913 par Armand Dayot toujours en place, présidée par Georges Gardet, membre de l'Institut dont les oeuvres trônant au Musée du Luxembourg tranchaient sur la modernité de celles de Pompon, illustraient l'ancienne manière.Pompon en s'imposant, avait substitué à l'ancienne vision détaillée de l'animal, naturalisme dépassé, une conception de la forme simplifiée, un côté suggestif de la réalité naturelle, en somme un nouvel aspect du réalisme teinté de symbolisme et de vérité.

A la suite de la démission de son bureau, la Société fut dissoute après son salon annuel du 2 au 14 mars, à la galerie Georges Petit.
Le 26 mars 1931 le groupe des "Douze Animaliers Français" déposa ses statuts, Présidents Pompon et Paul Jouve, secrétaires Charles Artus et Jean-Claude de Saint Marceaux, petit-fils de René, statuaire, patron de Pompon, son praticien devenu animalier à part entière.
Ce groupe composé des émules de Pompon déjà âgé représentait la "nouvelle" tendance, plus jeune, restreinte à la nationalité française, tout autant axée vers la tradition du métier et la vision de la réalité.

Petersen y fut invité car il restait très attaché au groupe du Jardin des Plantes et admirait Pompon.
Avec sa femme il se rend à son atelier, le samedi, son jour, Pompon lui dédicace le livre de Robert Rey paru en 1928.

En tant que Suisse et ami de Sandoz, il se rapproche des artistes protestants suisses regroupés sous le nom d'Artistes Protestants Modernes à Paris et cotisera jusqu'en 1969 à l'Association des Peintres et Sculpteurs Suisses. A l'exposition des Artistes Protestants Modernes à Paris, du 20 février au 8 mars 1931, il retrouve François-Louis Schmiedjean Dunand, Marcel Gimond, Jacques Emile Ruhimann, Gérard Sandoz (homonyme), toute une série d'artistes peintres, sculpteurs, architectes (Le Corbusier) décorateurs.

Le Coureur indien (n°21) confondu avec celui d'Artus tant il en est proche fait partie des oeuvres en petite dimension très réussie. La galerie Simonson (groupe des Onze)  invite encore Petersen à son exposition en février 1931, du type de celle de la galerie Brandt avec des dessins, peintures, sculptures et art appliqués.
La manifestation la plus attendue, l'Exposition Coloniale, eut lieu à Vincennes de mai à novembre avec la création d'un zoo que d'ailleurs Petersen fréquentera (il y eut même une loge) ainsi que les animaliers et Pompon. Sculptures et fresques démonstrations de la richesse des techniques comme la laque la mosaïque ou l'art animalier, a sa place.

Le Palais des Beaux-Arts voulait exposer l'art colonial, en faisant son Salon avec la Société des Artistes Décorateurs. Le salon des Décorateurs se trouvait dans le hall d'entrée dû à l'architecte Halley où l'Hippopotame grandeur nature de Pompon prônait en plâtre, espérant vainement une commande dans une matière noble et durable.

La sculpture "section art décoratif" se trouvait dans l'aile droite où Petersen exposait aux côtés de Georges Guyot.
Au milieu des pavillons s'élève le pavillon danois depuis qu'il a cédé ses possessions des Antilles, le Danemark ne possède plus qu'une colonie et paradoxe c'est une colonie boréale: la grande île du Groenland, quatre fois plus étendue que la France..." A l'intérieur, outre les collections, la documentation sur la vie du Groenland, les produits de la colonie les visiteurs pouvaient admirer "quatre diaporamas sur dix mètres de profondeur représentant "des paysages d'été, d'hiver, la côte est, et Thulé, d'où partit l'explorateur Knud Rasmussen. Petersen avait participé à ces dioramas, la faune arctique y était présente avec les productions du Danemark dont les porcelaines de Copenhague éditées par Bing et Groendàhl l'Otarie (n° 59), le Pingouin (n°76), le Poisson (78) trois des modèles édités à Copenhague, en porcelaine.

Au salon des Tuileries en juillet, Petersen est cité aux côtés de Pompon, expose un Bison et une Panthère (pi.)
La Vème exposition des Artistes Animaliers du 18 novembre au 18 décembre 1931 à la galerie Brandt sera désormais le salon annuel des animaliers réunis par Edouard-Marcel Sandoz, avec trente huit exposants dont Pompon et son groupe et bien sûr les suisses, dont Pierre Blanc.
"La sobriété de Petersen touche au grand art":  Tigre (br. n° 88), Bouc de Syrie (br. n° 12, Bison (grés de Sèvres n° 11). Ce Bouc a été édité à une date indéterminée par Rob.
En octobre, la Manufacture de Sèvres demandant de nouveaux modèles il étudie les Perruches et un Poisson qu'il se propose de soumettre par la suite à la commission.

Quoique se réclamant de Pompon, exposant avec Sandoz, Petersen de nationalité suisse, ne peut faire partie du groupe de' Douze" sinon en invité, mais est-ce pour cette raison qu' il proclame son indépendance et ouvre sa propre école dans un atelier au 235, rue du Faubourg Saint Honoré ? 

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