1930

1930 integre

En février 1930, la galerie Brandt joint les animaliers aux bustes des sculpteurs de l'école française se réclamant de la tradition (Bourdelle, Wlerick, Drivier, Landowski, Jean Boucher, Sapiens). En juin et juillet, au XXème Salon des ...

... Artistes Décorateurs, l'Anon (n°l ) en bronze est délicieux, selon Luc Benoist (Le Crapouillot) - travail d'atelier. D'autres bronzes seront remarqués dans des ensembles. Petersen représente l'art français mais on le cite avec les artistes suisses comme Pierre Blanc, à côté de Charles Artus, futur membre du groupe des Douze Animaliers Français.

Au Salon des Tuileries, l'Anon sera de nouveau exposé et qualifié cette fois d'humoristique, bien observé, amusant et même "d'animal préhistorique curieusement campé dans le bronze" par Pierre Bearn dans Paris Presse.
Avec les Animaliers, à l'exposition internationale de Liège, en juin, ainsi qu'au IIIème salon des Surindépendants en octobre, Petersen est toujours cité parmi les meilleurs mais sans précision. Il expose souvent les mêmes modèles.
On le retrouve à la IIIème exposition des Animaliers à la galerie Brandt du 25 novembre an 25 décembre 1930 avec: Bouc de Syrie (n° 12), Oie de Magellan (n° 58), Tigre (n° 88), Anon (n° 1), Jeune Antilope (n° 8 ou 9), Veau (n° 92).
Exposition jumelée avec celle de la galerie du Journal qui prend le relais. Toute la presse est mobilisée.

Les "Animaliers", inaugurés par Paul Léon, membre de l'Institut et directeur général des Beaux-Arts, attiraient une foule élégante et la clientèle des décorateurs attachés à la galerie.
Georges Turpin dans "Les Services Publics" juge Armand Petersen un peu archaïque" tandis que dans le groupe autour de Pompon et de Sandoz, il est considéré comme "le dessus du panier". II participera avec les animaliers à l'exposition du Zoo de Berlin.
Ses éditions en grès sombre et en Sèvres figurent dans les manifestations de la Manufacture et à la galerie Brandt dans l'exposition "Céramiques et Verrerie" (Lalique).

Fin décembre du 26 au 2 janvier 1931, en avant-première de l'Exposition Coloniale, l'Office Privé des Colonies réunit Camille Roche et Petersen, des amis.
L'un, peintre, l'autre sculpteur exposent à la galerie Brandt, les Biches et le Rhinocéros seront remarqués. Plusieurs modèles présentés dans l'année seront retravaillés par la suite: L'Antilope en 1937, l'Anon, agrandi, le Tigre en 1936, l' Hippopotame édité en craquelé (4 exemplaires), le Rhinocéros agrandi en 1936.

L'article écrit par Yvon Lapaquellerie dans "L'Amour de l'Art" (juillet 1930) reste un document précieux pour la connaissance de cette période et la vie de Petersen, de ses débuts, de ses œuvres. "Armand Petersen, sculpteur animalier" est présenté en sculpteur orfèvre, expliquant son goût de la finesse et de la précision... " car il travaille sa matière aussi précieusement que l'or". Avec des exemples et des photos (dont certains modèles seront retravaillés par la suite), il précise la sobriété du style qui n'exclut pas le réalisme anatomique et la construction monumentale des modèles, leur psychologie.

Il note l'insécurité des animaux vus au repos mais dont l'inquiétude est sensible chez les animaux sauvages, contrastant avec la tranquillité des bêtes domestiques. L'enfance, la prime jeunesse de l'Eléphant, le Veau, l'Anon et surtout sa technique : "La matière de Petersen est d'une finesse japonaise, mais on devine la dureté du métal sous la douceur de la patine, comme le muscle sous le pelage.son travail d'orfèvre accoutumé l'artiste à ne rien négliger dans son œuvre: ses statuettes sont aussi précises que les effigies d'animaux d'or que présentaient à leurs dieux les fidèles des cultes orientaux.

L'art de Petersen a quelque chose de religieux... comme l'art préhistorique... et c'est cette spiritualité dont son œuvre est imprégnée qui lui donne un cachet si rare et lui permet de trancher sur les productions des autres animaliers".

Cette excellente analyse montre l'état d'esprit du sculpteur à travers les modèles choisis en fonction, le Veau d'or en particulier dont le symbole n'avait pas été perçu. En avançant dans son œuvre, Petersen affirmera son goût pour le côté précieux en même temps qu'une appartenance à une idole vénérée, par les Egyptiens de préférence.

Les œuvres citées et reproduites, précieux témoignages de l'époque, regroupent à peu près tout le répertoire de Petersen révélant des modèles exécutés auparavant comme le Corbeau pour une fontaine de la ville de Baie, et d'autres dont les plâtres ne sont pas restés dans l'atelier en 1969 (Coq indien - Poulain).

Intégré au groupe des animaliers, reconnu par la critique, le sculpteur fera partie du panorama de l'art animalier paraissant à l'instigation d'Armand Dayot (président de la Société des Artistes Animaliers) aux éditions Moreau : Les Animaux vus par les meilleurs Animaliers sont pour beaucoup l'occasion de montrer leurs tendances dans les cinq albums de luxe classant les animaliers:

  • Tome 1 - animaux décoratifs. Petersen y figure avec les reproductions de la Jeune Antilope Cob, la Gazelle au dos rond, pour les quadrupèdes. Les oiseaux: le Coq des Indes, le Canard bec dans le cou, le groupe de Canards.
  • Tome II - les animaux d'après nature. Le Corbeau, l'Oie et Coq esquisses plâtre.

Peintres et sculpteurs figurent dans les cinq tomes représentant le courant réaliste et traditionnel, la variété des techniques allant de la taille directe au modelage, le dessin et la peinture de la faune vue dans la nature. Pas de cubistes ni autres.

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