1929

1929 meilleur animalier

En 1929, deux ans après sa "découverte" Petersen fait partie des meilleurs animaliers. On le cite après Pompon et comme son émule. Son grand Ours de pierre entre au Luxembourg, suprême consécration d'un artiste novateur connu âgé par ses ...

... premiers modèles, après des recherches obscures pendant une vingtaine d'années, devenu chef de la jeune école. Après Sandoz, artiste à part, complet par la diversité de son oeuvre, l'importance de son atelier et son pouvoir financier mis au service de l'art animalier.
Après Mateo Hernandez, champion de la taille directe, orgueilleux représentant de la noblesse et de la suprématie de son métier, capable de s'attaquer aux pierres les plus dures pour ses animaux et ses bustes.

Pour se mesurer aux grands, Petersen va se tourner vers la taille naturelle qui, sans être monumentale reflète la vérité. Il montre sa capacité en s'écartant de l'objet de vitrine.

Son oeuvre maîtresse, le Veau (n°92) traduite en pierre à Baie, exposée à Paris en plâtre moulé dessus sera très remarquée à la fois par son format et le sentiment qui s'en dégageait plus que le symbolisme biblique du veau d'Or, lourd de sens.
Les Canards : Bec dans le cou (n°19), plein de tendresse et la Cane (n °20) étudiés taille naturelle contrediront les petits modèles d'auparavant.

Témoins de l'amour et du bonheur de vivre dans une forme très épurée, sans aucune concession au détail, volume global cerné par une ligne contour sans faille, moelleux et tout en rondeur, dans une simplification qui ne sera jamais dépassée.
On le verra dans une dernière oeuvre, l'Oie domestique 1966 (n° 57ter), l'Anon (n°l) prélude une série qui l'occupera jusque dans les années 40, campera sa jeunesse triomphante et son caractère têtu, représentation et spécialité du sculpteur de la vision de l'enfance pleine de promesses.

Il signe des contrats avec la manufacture de Sèvres en juin pour sa Biche couchée revue pour la réalisation en biscuit : à travers deux modèles (N° 1 et n° 2)
En plusieurs tailles uniquement pour la céramique, dans un traitement sec.
L'Hippopotame, (n° 49) et le Bison (n° 11) seront édités sans base, à la différence des bronzes.
Coq (n°33), Oie (n°57), bêtes de la ferme, animaux domestiques seront étudiés en même temps que les pensionnaires du Jardin des Plantes, choisis parmi les Antilopes pour la beauté de leurs cornes : Guib (n°8 ) en mouvement, Cobé (n°9) renouvelleront le répertoire, et l'augmenteront, les expositions se multipliant.
La Biche couchée (n°3) sera agrandie : traduite dans le bronze, elle représentera l'époque de la beauté des fontes Siot.

L'année 1929 sera marquée par une série d'expositions:

  • En janvier le Groupe des Onze-Galerie Simonson où Petersen expose en invité avec Anna Bass. Le groupe est composé de peintres tels que Desvallieres, Gervez, Jojoubert, Laprade, Léon Lang, Deshays, Paul Vera... 
    Chantecler explique la participation de l'animalier invité en tant que sculpteur de grand talent "... Le rare du groupe des Onze qui manque de liaison vient de ses sculpteurs ; vivantes et justes figurines d'Anna Bass et surtout des purs animaux décoratifs de Petersen, celui-là sait mener une ligne tout au long de sa pureté la plus achevée..."
  • L'Art français en Belgique au Palais des Beaux-Arts Bruxelles du 15 avril au 15 juin "Panorama de l'impressionnisme à nos jours"- Anon et Veau seront exposés.
  • Salon d'Automne du 3 novembre au 18 décembre. Veau, plâtre pris sur la pierre (n°92) - Le Veau a été placé dans le SolitudPark à Bale. Veau sympathique, "bien vu" selon Luc Benoist qui, dans le Crapouillot parle de simplification chinoise. Quant à Pawloski, dans Le Journal "de Petersen, un grand Veau en caoutchouc fort amusant"
  • La troisième exposition des "Artistes Animaliers" Galerie Brandt du 16 novembre an 15 décembre 1930 Antilope Cobé (n°9, Anon (n°l), Veau (n°92), Oie esquisse (n° 57) , Canard bec dans le cou (n°.19)
  • Mais c'est le Salon de 1 'Evocation dit de l'Escalier à la Comédie des Champs - Elysées en novembre et décembre qui aura le plus grand retentissement dans la presse, élogieuse avec : Veau, Hippopotame, Anon, Coq des Indes.

Le Veau est plus touchant que beau selon la critique. Dans l'Action française, Brecy place Petersen «émule de Pompon qui ne signe guère que des chefs-d'œuvre...» signale «son métier solide et son humour attendri... » «L'Antilope craintive est un petit chef-d'œuvre ciselé avec tant de tendresse que toute la vie de cette petite bête s'y montre touchante et vraie» (la Semaine à Paris).

Comme on peut le constater, c'est le "sentiment" qui prime et la simplicité. Les Petersen emménagent au 30 rue de Berne (VIIlème).

Le sculpteur s'éloigne de Montparnasse, mais il va volontiers au Jardin des Plantes pour garder le contact plus que pour étudier de nouveaux modèles.
C'est sur la rive droite qu'il expose.

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