1927

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Le voile se lève en 1927 quand Armand Petersen se marie avec une journaliste belge, Sabine Demestre, mère d'une petite fille née d'un premier mariage. Elle va le convaincre de sortir de sa réserve, l'aidera par son métier à révéler une œuvre déjà parfaite dans une série de ...

... modèles restreinte mais témoignant de son engagement à l'art animalier depuis un certain temps.

Grâce à son abonnement à l'Argus, on peut suivre l'ascension du sculpteur.

Les Antilopes étudiées couchées, broutant sont vues dans une attitude constante, calme, mais toujours aux aguets, prêtes à bondir.
Le mouvement à venir peut se deviner grâce à la tension contenue et à la direction des lignes, très fermes, précisant le contour ainsi que l'attention soulignée par les oreilles à l'écoute et une torsion de la tête vers la source du danger qui pourrait surgir.

Ce genre d'expression de l'instant révèle un sentiment naturel chez une bête sauvage. Petersen fera toujours une différence entre la catégorie des animaux dits sauvages et domestiques, entre l'insécurité et la vie paisible. Il sait décrire le mouvement, étudié dans le groupe des trois Canards (n°l6). La marche se lit par étapes successives et par enchaînement. L'écart des pattes, l'allongement du cou, donnent des lignes dynamiques.

Le Bison (n°11) avec l'opposition du corps lisse et de sa crinière, son dynamisme contenu, se ressent de l'influence reçue. 

En Suisse, Petersen a des amis et des collaborateurs animaliers : Pierre Wildes, qui œuvre pour la ville de Bâle. De cette époque et sans doute (rapport avec les crédits de la ville, date un Corbeau en bronze sur une terrasse ovoïde dorée, étendant ses ailes manteau au dessus d'une fontaine, réalisée pour sa ville natale.
A Paris, il expose au XVIIème Salon des Artistes Décorateurs au Pavillon de Marsan, du 10 mai au 10 juillet 1927 : Les Biches couchées (n° 3), broutant (n°6) bronzes.

Le groupe de Canards (n°l6) bronze, L'éléphant d'Afrique (n°40) plâtre-modèle du Zoo de Zurich.

Le grand départ de la carrière de Petersen animalier est dû à son engagement dans l'art décoratif et à son talent d'orfèvre, le rangeant parmi les artistes décorateurs.

La première exposition des "Animaliers" s'ouvrit dans la galerie Brandt du 15 novembre au 15 décembre 1927, en réponse au salon des Artistes et Peintres de la Société d'Armand Dayot, en début d'année à l'Hôtel Charpentier.

La critique remarque ce nouvel artiste qui n'est pas jugé comme un débutant. Maximilien Gauthier, salue son métier et ses sculptures "nobles masses, mais comme onctueuses, grandes en dépit de leur format bibelot", Pierre Mùller écrit un article élogieux dans "Paris Midi" repris dans le "Journal de Baie". 

La "Rumeur, l'Illustration, Comoedia, L'Art et les Artistes, l'Intransigeant, le Journal de Baie, le New-York Herold", citent cette première manifestation et on peut mesurer l'impact du métier de Sabine Petersen qui a su mobiliser la presse.

Ces salons dureront jusqu'en 1939, ils sont les témoins d'une époque rare où s'associeront décorateurs, peintres et sculpteurs animaliers, le mobilier, le fer forgé, les verriers.

L'atelier se trouve 11, rue Jean Dolent, XIVéme, adresse relevée sur des études de socles commandés, conçus toujours en manière de piédestal en bois, en marbre.

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